lundi 15 août 2016

HOMMAGE A MON PERE

Mon père, ce héros au sourire si doux ...

Certes elle n’est pas de moi, cette phrase merveilleuse.
J’aurais dû te l’écrire depuis longtemps déjà
Et te dire alors que tu étais encore là,
Combien, Papa chéri, tu m’as rendue heureuse.

Nul besoin entre nous de paroles excessives.
Nos regards se croisaient et nous nous comprenions.
Même esprit … Pour une blague, dans la même communion,
Je comprenais avant que la chute n’arrive.

Je me souviens qu’un jour, parlant de « Painlevé » *
Président du conseil, l’idée nous est venue
Tu aimais à le dire - « aussi sotte que grenue »
Faire le même calembour … J’en suis restée « scotchée ».

Mais bien avant cela, tu as su nous distraire
En variant les jeux – les rébus – les charades –
Le pendu – fort précieux pour le vocabulaire,
Ça finissait toujours en grosses rigolades.

Tu nous posais des colles, testant nos connaissances,
Nous faisant revoir ce que nous avions appris …
- « Quelle est la capitale … » pour la géographie
- « La date de la bataille … » pour l’histoire de France.
 
Tu étais à nos yeux un vrai puits de sciences,
Répondant à chacune des nombreuses questions
Sans jamais te tromper, et que nous te posions …
Sûr ! Tu avais tout pour « épater l’audience ! ».

Je conçois qu’à nous toutes nous en formions une belle.
Une épouse et cinq filles, quoi de plus stimulant
Pour le seul « pauvre coq » parmi une ribambelle
De poules un peu « fofolles »… Ah que c’était tordant !

Tordant oui, mais pour qui ? Tu parles d’une rigolade !
Certains même te disaient : - « Vous devez être heureux ! »
C’est vrai que tes 6 « chèvres » t’en ont mis … des ruades,
A nous six réunies, nous en faisions un jeu.

Puis soudain ça y était, tu poussais ta gueulante.
Pour en arriver là, nous avions dû faire fort…
Cette vie de « barjot », nous la trouvions marrante.
Je l’avoue aujourd’hui, nous avions bien des torts.
-
Mais tout ne fut pas drôle…

Yves avait agrandi le cercle de famille
En arrivant au monde, le tout « petit dernier ».
Enfin il nous venait un gars après cinq filles.
Nous étions fous de joie, toi papa, le premier.

Cette joie a pris fin … Fini le beau vacarme.
Quand Yves nous a quittés, tu as mis sur ton nez
De grandes lunettes noires pour nous cacher tes larmes …
Des épreuves aussi dures, comment les oublier !

J’avais presque dix ans, un âge où l’on comprend
Que la vie peut parfois jouer un mauvais tour.
Heureusement pour nous, nous étions des enfants
Auxquels vous avez su prodiguer tant d’amour.

Les années ont passé, ce temps est révolu,
Mais au fond de mon âme je le revis encore.
Quel immense bonheur que celui d’avoir eu
Un père tel que le mien, un vrai « PAPA EN OR ! »
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* Explication pour Painlevé … Nous avons vécu à Tunis, c’est dire qu’il faut prononcer ça avec l’accent de « là-bas », un peu comme Michel Boujenah

Papa : « Si Painlevé il est Président du Conseil, qu’est-ce que c’est alors, le pain qu’il est pas levé ??
Moi : « C’est du … Khobs Taboun ! »

Ce genre de pain est rond et plat, d’un diamètre de 20cm en gros
Haut de 3cm pas plus, il est cuit dans la Tabouna (un four à l’ancienne).

Posté par LaNourse34 à 08:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]