jeudi 7 avril 2016

CHER FRÈRE BLANC

 Léopold SEDAR SENGHOR
Magnifique poème qui traite avec humour un sujet difficile, 
et qui devrait forcer bien des « hommes » à réfléchir.

* * * * * * * 
Quand je suis né, j'étais noir,
Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc ...

Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux, qui est l'homme de couleur ?

 

Posté par LaNourse34 à 13:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


CHERS ENFANTS

Auteure inconnu

Le jour où vous trouverez que je suis devenue " vieille ",
Essayez d'avoir un peu de patience envers moi et

Essayez surtout de me comprendre.

Si je répète la même chose des dizaines de fois, ne m'interrompez pas !
Ecoutez-moi !

Quand vous étiez petits, vous vouliez que je vous lise la même histoire,
Soir après soir, jusqu'à ce que vous vous endormiez.

Si je ne me lave plus aussi souvent sous la douche,
Ne me réprimandez pas et ne me dites pas que c'est une honte.
Souvenez-vous combien de raisons je devais inventer
Pour vous faire prendre un bain quand vous étiez petits.

En voyant mon ignorance vis-à-vis les nouvelles technologies,
Ne vous moquez pas de moi mais laissez-moi plutôt le temps
D'assimiler tout ça et de comprendre.

Je vous appris tant de choses... bien manger... bien vous habiller...
Bien vous présenter... comment vous confronter aux problèmes de la vie...

S'il m'arrive parfois de manquer de mémoire
Ou de ne pouvoir suivre une conversation...
Laissez-moi le temps nécessaire pour me souvenir...
Et si je n'y parviens pas, ne devenez pas nerveux ou arrogants...
Car le plus important pour moi, c'est d'être avec vous et de pouvoir vous parler.

Quand mes pauvres jambes ne me permettent plus de me déplacer comme avant...
Tendez-moi le bras comme je tenais vos petites mains
Pour vous apprendre à faire vos premiers pas.

Et quand un jour, je vous dirai que je ne veux plus vivre...
Que je veux mourir, ne vous fâchez pas...
Car un jour, vous comprendrez aussi à votre tour !

Essayez de comprendre qu'à mon âge, on ne vit plus vraiment.
On survit simplement
Un jour, vous comprendrez que malgré toutes mes erreurs,
j'ai toujours voulu ce qui était le mieux pour vous et que
je vous préparais le terrain pour quand vous seriez grands.

Vous ne devez pas vous sentir tristes, malheureux ou incompétents
face à ma vieillesse et à mon état.
Vous devez rester près de moi, essayer de comprendre
ce que je vis, faire de votre mieux comme je l'ai fait à votre naissance.

Aidez-moi à marcher... aidez-moi à terminer ma vie avec amour et patience.
La seule façon qu'il me reste pour vous en remercier,
c'est un sourire et beaucoup d'amour pour vous.


Je vous aime
                                       

Posté par LaNourse34 à 16:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

LE VERBE « ETRE » et « AVOIR » d'Yves DUTEIL

J'avais reçu par mail en pièce jointe cet extraordinaire texte d'Yved Duteil.    
Bien loin des contenus humoristiques de mails habituellement reçus,

ce texte exceptionnel mérite d'être largement diffusé ... J'adore !. 

Merci à vous Monsieur Duteil
et que, longtemps encore,
Vive notre belle langue française !

- - - - - - - - - -

Loin des vieux livres de grammaire,
Ecoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Etre étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Etre voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Etre s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Etre, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu’Etre apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Etre, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Etre en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu’Etre est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Etre est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont réparti les tâches
Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d’être
Parce qu'être, c'est exister.

Le verbe Etre a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables
Ont pu  ÊTRE et AVOIR ..été.

Oublie ton passé, qu'il soit simple ou composé, 
Participe à ton présent pour que ton futur soit plus-que-parfait.

 

Posté par LaNourse34 à 17:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'ETRANGER QUI CHANGE NOS VIES

D'un auteur inconnu

Quelques années avant ma naissance, mon père connut un étranger récemment arrivé dans notre village.   Depuis le début, mon père fut subjugué par ce personnage, si bien que nous en arrivâmes à l’inviter à demeurer chez nous. L’étranger accepta, et depuis lors il fit partie de la famille.  Moi je grandissais, je n’ai jamais demandé d’où il venait. Tout me paraissait évident.   
Mes parents étaient enseignants : ma maman m’apprit ce qu'était le bien et ce qu'était le mal, et mon père m’apprit l’obéissance.  Mais l’étranger était un vrai conteur, un véritable enjôleur.   Il nous maintenait pendant des heures, fascinés par ses histoires mystérieuses ou rigolotes.   Il avait la réponse à tout ce qui concernait la politique, l’histoire ou les sciences. Il connaissait tout du passé, du présent, il aurait presque pu parler de l'avenir !   Il fit même assister ma famille à une partie de football pour la première fois.   Il me faisait rire, et il me faisait pleurer.
L’étranger n’arrêtait jamais de parler, mais ça ne dérangeait pas ma Maman.   Parfois elle se levait, sans prévenir, pendant que nous continuions à boire les paroles de l'étranger. Je pense qu’en réalité, elle était partie à la cuisine pour avoir un peu de tranquillité.(Maintenant je me demande si elle n’espérait pas, avec impatience, qu’il s’en aille.)
Mon père avait ses convictions morales, mais l’étranger ne semblait en tenir aucun compte.
Les blasphèmes, les mauvaises paroles, par exemple, personne chez nous, ni voisins, ni amis, ne s’y serait permis.  Ce n’était pas le cas de l’étranger qui se permettait tout, offusquant mon père et faisant rougir ma maman.   
Mon père nous avait totalement interdit l’alcool.    Lui, l’étranger il nous incitait à en boire souvent.   Il nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et inoffensives, et que pipes et cigares faisaient distingué.   Il parlait librement (peut-être trop) du sexe.   Ses commentaires étaient suggestifs, souvent vulgaires et dévergondés.

Maintenant je sais que mes relations ont été grandement influencées par cet étranger pendant mon adolescence.   Nous le critiquions, mais il ne faisait aucun cas de la présence de mes parents. Malgré cela, il était toujours là !

Cinquante ans sont passés depuis notre départ du foyer paternel et, depuis lors, beaucoup de choses ont changé : nous n’avons plus cette fascination.
Il n’empêche que, si vous pouviez pénétrer chez mes parents, vous le retrouveriez quand même dans un coin, attendant que quelqu’un vienne écouter ses parlotes ou lui consacrer son temps libre....
Voulez-vous connaître son nom?

Nous, nous l’appelons ........ TELEVISION !

Pire !  Maintenant ...

  • Elle a épousé un.............................................. Ordinateur.
  • Ils ont eu un fils qui s’appelle..........................  Portable.
  • une nièce qui s'appelle.....................................Tablette.
  • Un neveu, le pire de tous, le ............................Smart Phone.

À la fin, depuis l'invasion de cette famille d'étrangers qui prennent tout le plancher,
nous,  nous en oublions de nous parler.

Posté par LaNourse34 à 17:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

YASSINE DMZ - QUI AIME ET RESPECTE LA FRANCE

drapeau

Ce texte, formidable, écrit par un jeune Marocain
et qui a le courage de dire ce qu'il pense serait trop long ici.

Il vaut la peine d'être lu jusqu'au bout

Personnellement, je l'avais trouvé lorsque je fréquentais encore FaceBook.
Si vous souhaitez le découvrir, faites un copié-collé de
https://fr-fr.facebook.com/Ecoledudos/posts/654528984633483
Désolée, je n'ai pas trouvé le moyen de le mettre en accès direct sur ce message 

Posté par LaNourse34 à 18:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 8 avril 2016

VIEILLIR EN BEAUTE

par Ghyslaine DELISLE

Auteure québécoise née en janvier 1932

 --------------------------------------

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son cœur,
Sans remords, sans regret, sans regarder l'heure.
Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L'âge n'a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.

Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan.
Être fier d'avoir les cheveux blancs,
Car, pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour;
Car, où que l'on soit, à l'aube du jour,
Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir;
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir.

 

Posté par LaNourse34 à 06:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

PRIERE DE MERE TERESA

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.

La vie est la vie, défends-la

Posté par LaNourse34 à 07:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

IL MEURT LENTEMENT .... de MARTHA MEDEIROS

Ce poème, faussement attribué à Pablo Neruda (Péruvien)a été écrit par cette poétesse (Brésilienne). 
Précision que j'ai trouvée aujourd'hui (heureusement) avant de commettre la même erreur.
Voir l'article détaillé à l'adresse ci-dessous

Il meurt lentement ...

celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement ....
celui qui fait de la télévision son guide


Il meurt lentement ...
celui qui évite la passioncelui qui préfère le noir au blanc,
les points sur les ‘i’ à un tourbillon d’émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement ...
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques, celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fuit les conseils sensés pour réaliser ses rêves,

Il meurt lentement ...
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement ...
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement ...
celui qui passe ses jours à se plaindre
de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.

Il évite la mort ...
celui qui se rappelle qu’être vivant requiert un effort
bien plus important que le simple fait de respirer…..

Posté par LaNourse34 à 08:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 12 avril 2016

« LES MOTS » Paroles magnifiques / RENAUD

renaud

 

C’est pas donné aux animaux, pas non plus au premier blaireau 
Mais quand ça vous colle à la peau, putain qu’est-ce que ça vous tient chaud
 

Écrire et faire vivre les mots, sur la feuille et son blanc manteau 
Ça vous rend libre comme l’oiseau, ça vous libère de tous les mots, 
Ça vous libère de tous les maux 

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse 
Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses. 

Poèmes, chansons, brûlots, vous ouvrent des mondes plus beaux. 
Des horizons toujours nouveaux, qui vous éloignent des troupeaux 
Et il suffit de quelques mots pour toucher le cœur des marmots, 
Pour apaiser les longs sanglots, quand votre vie part à vau-l’eau 
Quand votre vie part à vau-l’eau. 

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse,
Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses. 

Les poèmes d’un LEAUTAUD, ceux d’un BRASSENS, d’un NOUGARO,
La plume d’un VICTOR HUGO éclairent ma vie comme un flambeau. 
Alors gloire à ces héros, qui par la magie d’un stylo 

Et parce qu’ils font vivre, les mo emmènent mon esprit vers le haut, 
Emmènent mon esprit vers le haut. 

C’est un don du ciel, une grâce, qui rend la vie moins dégueulasse 
Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses ...

Qui vous assigne une place plus près des anges que des angoisses. 

Posté par LaNourse34 à 14:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]